samedi 14 mars 2009

Tlayacapan

Tlayacapan est un village situé à quelques encablures de Cocoyoc. Il est connu dans l'état de Morelos comme le village possédant le plus important couvent de l'état. Ceci fera d'ailleurs le sujet du prochain article où nous vous parlerons de lèpre..... et de momies....

Malgré son couvent imposant, il existe de nombreuses églises annexes avec au moins 1 église pour 100 habitants. On a beau découvrir de nouvelles haciendas et voir de nouvelles églises, il est évident que les églises mexicaines, ont une architecture bien spécifique. Des films de Sergio léone aux photos réelles des touristes, il est impossible de se tromper...

Pour info, la quasi totalité des Westerns de S. Léone a été tourné au Mexique (Pour une poignée de dollars - 1964, pour quelques dollars de plus - 1965, Le bon, la brute et le truand - 1966).

Alors voici une église typique parmi tant d'autres...
Les villages ont encore une fois tous cette caractéristique d'avoir des cimetières automobiles (en état de marche) sur fond de route à moitié de terre et d'asphalte... Vous l'aurez reconnu, le cactus fait encore une fois figure d'emblème local...
Le fleuriste de Tlayacapan a pignon sur rue avec une magnifique exposition extérieure. Admirez également l'affiche attrayante de l'ophtalmologue local vous proposant un examen gratuit.
A quelques mètres plus loin, un enfant met en vente le fruit de la récolte du jour, le tout bien agencé dans des papiers de couleur sur une table Grosfilex (ou autre...).
Et puis pourquoi ne pas vendre un peu plus loin des oiseaux de paradis dans un pot de peinture ou quelques racines de Ricama à même le sol sur une couverture. La Ricama est une racine ressemblant à un gros radis marron. La chair est blanche et sucrée. En fermant les yeux on pourrait croire croquer dans une poire...
Désolé de cette photo volée lors d'une cérémonie de funérailles... Mais cela fait partie des rites et coutumes mexicaines qui sont si différentes des nôtres. Ici à priori, personne n'est vêtu totalement de noir...
Il est même possible de voir la femme du défunt porter ses cendres (en blanc et noir à droite du porteur de croix)

Loïc va encore me demander si je me suis laissé tenter par les sorbets locaux... Non et non... aucun risque. Cette fois-ci, le stand sorbet était un peu moins alléchant que les précédents... je vous laisse zoomer pour vous en rendre compte et vous découvrirez les pains de glace servant à la fabrication des sorbets, posés là au sol pour parer au plus pressé....
Notre visite du couvent coïncidait avec le marché du dimanche et nous avons pu découvrir tout un tas d'odeurs et de couleurs...
Odeurs des épices...
Couleur des fruits où se mélangent les verts des citrons, des avocats et du nopal (jeune pousse de cactus). Le nopal est situé au premier plan, déjà frotté afin de lui retirer ses épines..
Désolé d'avoir oublié le nom de cet étrange fruits ressemblant à des pommes de pin avec ces excroissance rouges que les femmes pèlent avant d'en extraire le centre...
Chouette, enfin des cactus pour terminer ce nouvel article ! La particularité de ceux-ci est qu'ils sont cultivés pour en extraire les nouvelles "oreilles" appelées Nopal. Et ce sont ces pousses vertes claires que nous mangeons en salade ou cuit ; le tout ayant une saveur de haricots verts...

mercredi 11 mars 2009

Hacienda Cocoyoc

Notre "Pyramide Tour" à Tepotzlan était en fait une excursion faisant partie de notre week-end 100% détente dans l'hacienda Cocoyoc. Je sais, encore un nom difficile à prononcer du premier coup. Mais au final, c'est ce qui fait aussi le charme des endroits où nous nous rendons :
Xochimilco, Xchitla, Cocoyoc, Zitacuaro, Tlalpan, Ixtapa, Tlayacapan, Tepozotlan, etc...

L'hacienda est similaire à l'hacienda de Cortès (Vista Hermosa) dans son concept mais revêt un caractère plus récent.
Elle comporte également son arrivée en eau via aqueducs, toujours et encore, à l'époque pour le raffinage de la canne à sucre.La partie ancienne des constructions ressemble de très près à ce que nous avions vu à Vista Hermosa. Ce n'est au final pas surprenant, les deux propriétés étant à vol d'oiseau à une vingtaine de kilomètres.
Pour le plaisir des visiteurs, l'ensemble est agrémenté de piscines se mêlant aux arches des aqueducs...
Encore une merveille de la nature : les arbres (3 photos qui suivent) poussent sur les murs avec leurs racines à l'air libre sans aucune prise en terre (ou très peu pour être honnête).....étonnant non !

Le reste de la propriété est extrêmement bien entretenu car elle comporte un golf (que l'on peut apercevoir au loin) que se partagent des mexicains privilégiés. Leurs demeures (et le terme est bien choisi) s'étendent tout autour du golf en arc de cercle avec à une de ses extrémité l'hacienda Cocoyoc.
Ne jouant pas à la bouboule avec une canne, nous nous sommes contentés de ne rien faire. Nous pourrions utiliser un thème américain bien en phase avec le concept : Enjoy & Co ...


Et puis, comme à notre habitude, nous pourrions vous faire découvrir une nouvelle sorte de cactus mais rien... rien de rien à Cocoyoc.
Alors en guise de compensation voici un arbre tout à fait étonnant de part son aptitude à utiliser les éléments en sa présence pour se camoufler....
Le tout situé à 1h30 de Mexico....
What else ?????

vendredi 6 mars 2009

La pyramide de Tepoztlan

Merci pour vos messages concernant les papillons. Je ne peux malheureusement pas vous assurer que les prochains articles pourront intégrer leur "séquence émotion....". Nous essayerons de faire de notre mieux.
Nous étions déjà venu à Tepoztlan au début de notre séjour pour découvrir son marché du dimanche et profiter de son côté typique. Si vous souhaitez refaire une petite immersion, vous pouvez le faire ici. Pour les autres, il s'agissait du village où une señora vendait sa soupe dans une brouette.

Nous étions en week-end dans l'hacienda de Cocoyoc (article à suivre) et en avons profité pour retourner à Tepoztlan et visiter sa pyramide. Je vous l'accorde, des pyramides, vous en avez vues et revues. La caractéristique de celle-ci est qu'elle est perchée en haut d'une montagne et n'est accessible qu'après une bonne heure de marche. Vous pouvez la localiser au centre du cercle blanc à l'aplomb du village.
Le chemin semble tracé depuis des siècles tant les pierres insérées dans la terre sont polies par les semelles des chaussures (pour ceux qui en ont...). La végétation a d'ailleurs, comme dans beaucoup d'autres endroits pris le dessus sur les constructions humaines.

Lors de notre ascension, les rares ouvertures qu'offre la forêt, permettent d'admirer le paysage qui s'étend en direction d'Acapulco (à environ 300 kms).
L'ascension se termine par un chemin comprimé entre deux falaises abruptes, de plus en plus serré où nous avons du mal à croiser les personnes qui redescendent. Enfin, nous voici arrivés sur le minuscule plateau perché au sommet de la montagne à 400m à l'aplomb du village lui même situé à 1700m. D'un coté, s'étend à perte de vue la vallée de Cuernacaca, alors que de l'autre, la végétation tend à s'apparenter à une zone semi-désertique. La pyramide quant à elle est relativement petite avec ses 10 mètres de haut mais semble imposante de part son implantation au bord de la falaise.
Il est facile de s'imaginer que cette pyramide datant de l'an 1200 pouvait servir de zone de surveillance permettant d'assurer la sécurité du village et d'apercevoir d'éventuels envahisseurs grâce au promontoire naturel qu'abrite la construction de pierres. En réalité, en plus de son rôle religieux, la pyramide permettait d'observer les éventuels mouvements dans la vallée pour s'assurer que les marchands payeraient la taxe de passage.... La visite des sites archéologiques étant gratuite pour les résidents mexicains, il est impossible de s'imaginer prendre la pyramide en photo sans aucun visiteur...

samedi 28 février 2009

Sanctuaire des papillons monarques

La migration des papillons monarques est encore actuellement un mystère de la nature qu'aucun chercheur n'a réussi à élucider. Magnétisme terrestre, position du soleil, etc... les hypothèses ne restent encore que des hypothèses...

Leur histoire commence au canada qu'ils quittent chaque année en septembre réglés comme du papier à musique. Ils effectuent un périple de 4000 kms qui durera trois mois et qui se terminera dans une zone de 20 km2 extrêmement bien définie aux nord de Zitacuaro.

Ils resteront fidèle à leur port d'arrivée jusqu'à fin mars où ils se reproduiront avant de repartir pour le Canada. La magie de ce phénomène réside dans le fait que le papillon monarque meurt une fois qu'il s'est reproduit. De ce fait, les papillons ayant faits le trajet aller ne feront jamais le trajet retour. Pire encore! Afin d'assurer la survie de l'espèce, il y aura 5 générations de papillons durant les 5 mois de retour vers le Canada.

Et c'est là où les interrogations subsistent : les générations 2 et 3 ne savent pas d'où elles viennent n'ayant jamais vu Zitacuaro et ne savent pas où elles vont, étant sur de mourir en route lorsqu'ils se reproduiront.... !!!

Il existe moins d'une dizaine de sanctuaires dont 2 ouverts au public.

La zone où nous nous sommes rendus, quant à elle, est très peu connue car difficilement accessible. Malgré les 2h de cheval et les 30 mns de marche finale nous permettant de passer de 3000 à 3200m, le jeu en vaut la chandelle. Il n'y avait en tout et pour tout que nous et les deux gardes du site !!!



Le paysage a été tout du long magnifique alternant entre sentiers secs et zones dégagées.

Voici, avant de vous les montrer en vol, un petit zoom sur nos amis d'une heure... Rappelez-vous que leur sortie ne dure environ qu'une heure lorsque le soleil fournit le plus de chaleur.

Ils font au maximum 10 cms d'envergure et sont présents par millions. Un petit pincement au coeur en voyant tous ceux à terre, abîmés, fatigués ou déjà morts.

Lors de notre ascension finale, nous en découvrions de plus en plus jusqu'au point de marcher la main devant le visage comme si nous marchions dans une tempête de neige par grand vent.

Ils se rassemblent sur les branches en grappe allant jusqu'à briser ces même branches sous le poids de la colonie.
Impressionnant et magnifique...

Et puis l'apothéose arriva avec un incroyable ballet dans le ciel. Un bruit impressionnant de tous ces  battements d'ailes en même temps dans une tourmente de couleur orange de plus en plus dense.


Je vous conseille de cliquer sur ces deux photo pour vous rendre compte de la densité de nos amis monarques.

Et puis enfin, il y a eu des instants magiques où personne ne parlait : quasiment la rencontre du 3ème type avec des créatures venues d'ailleurs.

Alors juste pour vous faire partager ce que nous avons vécu, voici quelques portraits d'une rencontre inhabituelle...






Au final, pour donner vie à cette aventure, un petit montage pour vous faire partager ces instants.
Si votre connexion vous le permet, je vous conseille de regarder la vidéo dans son format d'origine, non compressé. Pour cela, une fois la vidéo lancée, suivez les instructions ci-dessous. S'il y a alors des coupures, refaites la manipulation afin de revisualiser le film en qualité dégradée où mettez le film en pause quelques secondes pour laisser à votre ordi le temps de charger la vidéo...
Alors comme dirait Nicolas Hulot sur fond de musique des Cranberries : Séquence émotion...