dimanche 7 février 2010

Yaxchilan ou "la rencontre avec Indiana Jones".

2000 années. C'est à peu près la date de construction du site, si l'on se réfère aux restes des écrits mayas retrouvé au sein du site. Comme Tonina, Yaxchilan a été connu tant pour ses activités guerrière affrontant de manière récurrente Palenque, que pour ses activités commerciales permettant aux différentes communautés d'échanger plumes, bois précieux, résine ou peaux d'animaux sauvages.
Pour rappel, les mayas n'ont à aucun moment vénéré l'or comme objet de richesse. Se sont les cultures péruviennes qui ont érigées les cités d'or si chères aux conquistadors. Mais coté Mexique, pragmatisme assuré avec des échanges de marchandises utiles.

L'entrée du site nous révèle comme à Tonina le temple permettant aux élites de rentrer en contact avec les monstres de l'Inframundo, en jeunant pendant 9 jours avec comme unique substance ingurgitée des champignons hallucinogènes ultra puissants.
Je vous laisse visiter librement le site qui a été découvert en 1882 par deux explorateurs en compétition suite à diverses indications données par les indiens Lacandons. La végétation avait à l'époque repris le dessus et les pyramides étaient totalement enfouies sous les racines des arbres envahisseurs.
Le site enfoui dans la jungle laisse vraiment penser à des décors de studios hollywoodiens. Sauf qu'ici, rien n'est en carton pâte...
L'ensemble des constructions est surplombé par un palais qu'il est possible d'atteindre après un bon nombre de marches...
Le palais est celui de "Pajaro Jaguar" qui en son temps fût de manière incontesté le roi ayant laissé son empreinte. Collectionneur précoce, il rapporta de ses diverses conquêtes des pierres, statues, bas-reliefs qui ont été découvertes sur le site en suscitant du coup bon nombre de questions sur l'origine des pièces..
L'histoire de Pajaro Jaguar serait trop longue à vous compter, mais il reste le personnage qui nous a le plus fasciné... On peut le trouvé modelé à droite de cette représentation.
Et puis, au beau milieu de la visite nous avons entendu des cris tout en découvrant des branches s'agiter. Il s'agissait de singes araignées qui souhaitaient nous voir déguerpir pour libérer leurs territoire. Ils nous ont lancé des branches, avant que Pato nous demande de nous écarter. Il savait qu'ils allaient uriner pour faire fuir les assaillants. Nous avons eu de la chance, d'autres non !!
Nous avons également eu la chance de rencontrer un singe Saraguato qui a un cri ultra rauque qui parait-il vous glace si vous l'écoutez en pleine nuit..
Devenez le nom de cet arbre?
il s'agit de l'arbre "gringo"...
Pourquoi ? et bien comme les américains qui viennent au Mexique, il rougit au soleil avant de peler !! pas mal trouvé nom ?

vendredi 5 février 2010

Arrivée à Yaxchilan...

Après cette découverte de peintures à Bonampak, direction la frontière du Guatemala pour visiter le site de Yaxchilan, situé en pleine jungle, ou d'après Pato, ou allait se retrouver au milieu de Baloo,Bagheera, Kaa, le roi Louis et Mowgli. Vous vous rendrez compte par vous même.

L'arrivée se fait à proximité du Castorama "tropicalisé"
Avant de devoir s'arrêter au péage nous menant vers le lieu de départ pour Yaxchilan.
Au final, halte obligatoire au sein de bureaux de la concession du site ou nous prendrons les billets d'entrée ainsi que la réservation de la lancha.
Le toursime lié au site permet à l'ensemble de la population de pouvoir survivre un minimum..
Et oui, pour se rendre à Yaxchilan, il faut utiliser une lancha pendant environ une heure, le site étant basé sur la rive mexicaine du fleuve Usimacinta, faisant office de frontière naturelle avec le Guatemala.
C'est parti pour un "ride" parmis les tourbillons d'eau, les rochers ainsi que les autres lanchas faisant des aller-retours pour déservir Yaxchilan...
Comme précisé un peu plus haut, la frontière avec le Guatemala regorge de familles très pauvres vivant dans des conditions difficiles ou eau et électricité sont un luxe. Alors laver son linge dans le fleuve est encore une activité quotidienne absolument normale.
Plus nous nous enfoncons vers la source du fleuve, et plus la civilisation semble nous abandonner alors que la nature prend une tournure impressionnante tant la jungle devient dense et surtout très très haute.
Mowgli n'est vraiment plus très loin. Je vous laisse juge de la variété de la végétation.
Enfin, après quelques 60 minutes, nous apercevons enfin, perdue au milieu des arbres une façade de pyramide. Le livre de la jungle est prêt à nous ouvrir ses portes. 
En route pour la découverte de Yaxchilan, site maya de 2000 ans, haut lieu du commerce avec les différentes citées de l'époque.... A découvrir dans le prochain article.

mercredi 3 février 2010

Bonampak

Cela fait bien longtemps que nous n'avoins pas mis en ligne un article sur un site archélologique..... en route pour cette nouvelle publication.
Bonampak se trouve à environ 4h de notre camp de base, près de la frontière du Guatemala. Départ aux aurores avec du coup une vue imprenable sur le lever du soleil.... et dire que nous étions en vacances !!!
Le guide nous propose du coup de ne pas déjeuner à l'hôtel et de nous arrêter en route pour nous restaurer. Une fois de plus, l'accueil est excellent même si l'endroit pourrait encore une fois en rebuter plus d'un. Aujourd'hui, c'est un fait. Nous avons surement appris à reconnaître là ou il es possible de se restaurer et là ou il ne le faut pas...
Le site de Bonampak est située en pleine réserve Lacandon, ou les "indigènes" vivent comme il y a des siècles. Pirogues, habits de fortunes tout cela dans des conditions précaires. L'objectif est de s'assurer de la conservation de leur culture et de leur amour de la nature en leur confiant la conservation du site de Bonampak.
Du coup, il faut laisser les voitures à l'entrée de la réserve et suivre un piste d'environ 15 kms à bord de leurs 4x4 ayant du effectuer à minima une bonne centaine de vidanges...
Lors de notre arrivés sur le site, nous découvrons également une piste d'atterrissage ou les représentants du gouvernement se posent lors de célébrations mayas.
Cette fois-ci, nous voici bel et bien en pleine jungle avec des arbres atteignant les 50-60 mètres...
Grace à notre option de visite en famille sans faire partie d'un groupe, Pato a inversé le sens de la visite nous permettant d'arriver les premiers sur le site de Bonampak. Le site est impressionnant, non pas pour ses architectures exceptionnelles, car il n'y a que peu de pyramides ou temples, mais pour ses peintures ayant conservé un superbe éclat. De ce fait, pour raison de précaution, chaque salle ne peut contenir que 3 personnes à la fois, et lors d'affluence sur le site, il est possible d'attendre une heure avant de visiter les salles.
Le peuple maya a occupé les lieux entre 580 et 800 après JC donnant une conotation quasi religieuse au site, l'absence d'habitation ou de lieux de vie étant frappante.
Le site découvert en 1946 n'a pas révélé tout de suite ses trésors.Ce n'est qu'un peu plus tard que l'expédition s'est rendu compte que dans 3 pièces se trouvaient des création de "calcaires" sur les murs (carbonate de calcium) formées par l'écoulement de l'eau de pluie depuis le toit. En badigeonnant cet enduit de Kérosène, il a été possible d'observer par transparence les peintures protégées de la lumière par ce film naturellement déposé par l'écoulement pluvial.
Bien que ceci ai permis de révéler au monde le trésror caché, le kérosène a de manière irreversible endommagé les peintures. Depuis peu des travaux de restaurations ont permis de dégager les fresques de leur carcasse de calcaire, sans pour autant pouvoir récupérer celles aspergées du liquide ravageur...
L'ensemble des peintures représente un ensemble de scènes de la vie de l'époque qui rappelons le était centré autour de la guerre, des sacrifices et des festivités.
Quoi qu'il en soit, la conservation des fresques est impressionnante et montre une fois de plus la richesse intellectuelle de nos amis mayas.
Au dessus des portes d'entrée des chambres, on distingue une fois de plus de superbes représentations en stuc, on l'on aperçoit sacrifices et soumissions....
Des stelles, plus imposantes, ont également été excavées pour être exposés pour le bonheur des yeux. Et dire que tout cela a environ 1300 ans...
Hommages à nos amis Lacandon qui restent encore "préservés" de la machine à Coca Cola, bien que ceci semble une fois de plus inévitable.
Pour terminer, voici de drôles de nids que des oiseaux construisent et gardent toute leur vie de manière sédentaire. Désolé mais leur nom m'a encore échappé... non, non, ce n'est pas du à l'âge mais surement au mélange de h, x, t, l, z, c, etc... qu'il est difficile de retenir si ils ne sont pas écrits sur le moment.
Superbe émotion à Bonampak avec ces peintures permettant d'imaginer la vie des mayas il y a de cela bien longtemps.

lundi 1 février 2010

Milsol-Ha

Et tant qu'à faire, autant enchainer deux sites d'eau, la distance les séparant n'étant pas grande.
La cascade de Milsol est différente de El Chiflon et Agua Azul car elle se borne à une chaute d'eau au sein d'un trou dans la roche. Son charme réside dans le mélange de roche creusée ses filets d'eau tombant dans une lagune transparente ou la végétation est condensée mais hyper variée.
Spécialement pour la photo et pour le blog, la troupe est allée poser bras ouverts sous les chutes.
Il est depuis peu interdit de se baigner dans la lagune, depuis qu'un étranger a voulu se jeter du sommet de la cascade, oubliant de respecter les règles de base et de vérifier du coup la profondeur de l'eau à l'arrivée. Pas de surprise, il est arrivé directement sur des rochers et ne s'en ait jamais remis..
La cascade est connu pour avoir été choisi pour le tournage de plusieurs scènes de Prédator 2 ou il est raconté l'histoire d'un extra terrestre maître en l'air du camouflage pouvant se confondre avec la végétation l'entourant. J'ai fouillé, fouillé, refouillé, mais n'ai pas pu trouver de séquence sur Youtube ou Dailymotion. Il faudra me croire sur parole ou alors vous repasser le film...
Aller, une fois n'est pas coutume, un petit zoom sur la végatation avec cet arbre au sommet de la falaise ayant ses racines d'environ 20m, s'étirant à n'en plus finir pour aller puiser l'eau au sol.
Et cet oiseau rouge dont je suis incapable de me souvenir de son nom.
Pas la peine de vous rappeler le nom de ces oiseaux là...